Daniel resta immobile pendant plusieurs secondes.
Il regardait la petite peluche posée sur les genoux d’Ashley.
Buddy.
Ce vieux chien en tissu que la fillette avait serré contre elle pendant quatre jours de solitude, qu’elle avait emporté dans l’ambulance et qu’elle refusait maintenant de laisser à qui que ce soit.
Tout le monde avait pensé qu’il ne s’agissait que d’un jouet.
Mais Raymond avait caché quelque chose à l’intérieur.
Et il avait expressément demandé que personne ne laisse Ashley écouter le quatrième enregistrement.
Daniel s’approcha du lit.
« Ashley, ma grande, est-ce que ton papa t’a expliqué comment trouver cet enregistrement ? »
La fillette hocha lentement la tête.
« Il m’a dit qu’il y avait un petit secret dans le ventre de Buddy. Mais il m’a demandé de ne jamais l’ouvrir devant la dame au manteau rouge. »
Laura échangea un regard avec Daniel.
« Nous allons faire très attention », lui promit-elle.
Ashley posa délicatement la peluche sur la couverture.
« Je ne veux pas perdre Buddy. C’est le dernier cadeau que maman m’a donné. »
Laura sentit une douleur lui traverser la poitrine.
Elle comprit soudain que, pour Ashley, cette peluche n’était pas un simple jouet.
C’était le dernier lien physique avec sa mère.
Daniel demanda à un technicien de revenir avec le matériel nécessaire pour examiner l’objet sans l’endommager.
Quelques minutes plus tard, le spécialiste découvrit une petite fermeture dissimulée sous le ventre de la peluche.
À l’intérieur se trouvait une carte mémoire.
Pas une clé USB.
Une carte mémoire de téléphone.
Le technicien la plaça dans un appareil sécurisé.
Quatre fichiers apparurent.
Trois étaient déjà présents sur la première clé USB.
Le quatrième était différent.
Son nom était simplement :
EMILY — DERNIÈRE NUIT.
Daniel sentit immédiatement que quelque chose n’allait pas.
Il regarda Ashley.
« Ma grande, nous allons d’abord vérifier ce qu’il contient. Tu n’es pas obligée de l’écouter maintenant. »
Mais la petite fille secoua la tête.
« Je veux savoir pourquoi papa pleure quand il parle de maman. »
Laura lui prit doucement la main.
« Alors nous allons découvrir la vérité ensemble. »
Daniel lança l’enregistrement.
Au début, on entendait seulement le bruit d’une horloge.
Puis une voix féminine se fit entendre.
C’était Emily.
Elle semblait essoufflée.
« Raymond, si tu écoutes ceci, c’est que je n’ai pas réussi à te remettre les documents à temps. »
Un bruit de porte retentit.
Puis Emily reprit :
« Je sais que tu veux protéger Ashley. Je sais aussi que tu crois que partir serait la meilleure solution. Mais écoute-moi bien : ne leur donne jamais notre fille. »
Daniel se pencha vers l’écran.
La voix d’Emily tremblait.
« Victoria n’agit pas seule. Elle travaille avec quelqu’un de beaucoup plus puissant. Quelqu’un que nous connaissons depuis longtemps. Quelqu’un qui était présent à notre mariage. »
L’enregistrement grésilla.
Puis une phrase se fit entendre.
Une phrase qui glaça le sang de Daniel.
« Si quelque chose m’arrive, cherchez du côté de la famille de Raymond. »
Laura regarda immédiatement l’inspecteur.
La famille de Raymond ?
Mais Raymond avait toujours affirmé qu’il n’avait plus aucun contact avec ses proches.
Emily poursuivit :
« Je suis désolée de ne pas avoir tout raconté plus tôt. Je voulais te protéger. Mais maintenant, ils savent qu’Ashley existe. Ils savent ce que j’ai caché. Et ils ne s’arrêteront pas tant qu’ils ne l’auront pas retrouvé. »
Un bruit de pas se fit entendre.
Emily chuchota :
« Quelqu’un est devant la porte. »
Puis, juste avant que l’enregistrement ne s’arrête, elle prononça un nom.
Un seul nom.
« Thomas. »
Daniel mit la vidéo en pause.
« Thomas qui ? »
Personne ne répondit.
Mais Ashley venait de devenir étrangement silencieuse.
Elle regardait l’écran.
Ses petites mains tremblaient.
« Je connais ce prénom », murmura-t-elle.
Laura se pencha vers elle.
« Qui est Thomas, ma chérie ? »
Ashley réfléchit.
Puis elle répondit :
« C’est le monsieur qui venait parfois chez nous quand maman était encore vivante. »
Daniel sortit immédiatement son carnet.
« Tu te souviens de son visage ? »
Ashley acquiesça.
« Il avait une montre qui brillait. Et il apportait toujours des bonbons à la fraise. »
Puis elle ajouta :
« Papa ne voulait jamais que je reste seule avec lui. »
À 1 h 35 du matin, Daniel retourna au commissariat.
Il demanda une recherche complète sur les personnes ayant fréquenté la maison des Miller avant la mort d’Emily.
Après plusieurs vérifications, un nom apparut.
Thomas Whitmore.
Cinquante et un ans.
Ancien directeur financier de l’association où Emily avait travaillé.
Aujourd’hui, propriétaire de plusieurs sociétés immobilières et donateur important de différentes organisations caritatives.
Mais ce qui intéressa Daniel, ce fut une information supplémentaire.
Thomas Whitmore était le frère aîné de Raymond.
Les deux hommes ne s’étaient plus parlé depuis presque cinq ans.
Officiellement, leur dispute concernait un héritage familial.
Mais Daniel découvrit autre chose.
Trois mois avant la mort d’Emily, Thomas avait effectué plusieurs virements depuis les comptes de l’association vers des sociétés privées.
Les montants étaient considérables.
Et le nom de la personne qui avait tenté de signaler ces mouvements financiers était celui d’Emily Miller.
Daniel comprit alors pourquoi Raymond avait tant insisté pour protéger sa fille.
Ashley n’était peut-être pas seulement une enfant au milieu d’une affaire familiale.
Elle pouvait être la seule personne capable de relier plusieurs événements que quelqu’un avait passé trois ans à dissimuler.
À l’hôpital, Laura avait installé un petit fauteuil près du lit d’Ashley.
La fillette mangeait quelques biscuits.
Elle semblait un peu plus détendue.
Mais elle continuait à regarder la porte toutes les quelques minutes.
« Laura ? »
« Oui, ma chérie ? »
« Est-ce que je vais devoir vivre avec une autre famille ? »
Laura posa son dossier.
« Pourquoi me demandes-tu cela ? »
« Parce que la voisine a dit que papa ne savait pas s’occuper de moi. Elle a dit que je serais mieux sans lui. »
Laura inspira doucement.
« Les adultes peuvent parfois dire des choses sans connaître toute l’histoire. Nous allons d’abord retrouver ton papa. Ensuite, les personnes chargées de ta protection décideront de ce qui est le mieux pour toi. »
Ashley baissa les yeux.
« Je ne veux pas d’un autre papa. »
Laura sentit sa gorge se serrer.
« Personne ne te demande de remplacer ton papa. »
La petite fille hocha la tête.
Puis elle murmura :
« Je crois qu’il est blessé. »
Laura s’immobilisa.
« Pourquoi crois-tu cela ? »
« Parce que le jour où il est parti, il avait du sang sur sa chemise. »
Laura se leva lentement.
« Du sang ? »
Ashley acquiesça.
« Il disait que ce n’était rien. Mais il avait mal quand il marchait. Il m’a demandé de lui apporter une serviette. »
Laura appela immédiatement Daniel.
Cette information changeait tout.
Raymond n’avait peut-être pas simplement disparu.
Il pouvait avoir été blessé avant même de quitter sa maison.
Et si c’était le cas, il était peut-être encore en danger.
À 2 h 12, une équipe de police retrouva la voiture de Raymond.
Elle était abandonnée sur un parking à environ trente kilomètres de la maison.
La portière du conducteur était entrouverte.
Les clés étaient toujours sur le contact.
Il y avait des traces de sang sur le siège.
Mais aucun corps.
Daniel arriva sur place quelques minutes plus tard.
Les techniciens photographièrent chaque détail.
Sur le tapis du passager, ils découvrirent une petite boîte de médicaments portant le nom d’Ashley.
Dans la boîte à gants, ils trouvèrent une facture d’essence.
Date : le jour de la disparition.
Heure : 11 h 48.
Le lieu : une station-service située à proximité d’une ancienne route forestière.
Daniel demanda immédiatement les images de vidéosurveillance.
Le responsable de la station lança l’enregistrement.
À 11 h 52, la voiture de Raymond était apparue à l’écran.
Raymond était au volant.
Il semblait blessé.
Mais il n’était pas seul.
Une deuxième personne se trouvait sur le siège passager.
Une femme.
Elle portait un manteau rouge.
Victoria Hale.
Daniel serra les mâchoires.
La caméra montra Raymond descendre de la voiture.
Il fit quelques pas vers la boutique.
Victoria resta à l’intérieur du véhicule.
Puis une camionnette noire entra sur le parking.
Elle s’arrêta juste derrière la voiture de Raymond.
Deux hommes en sortirent.
L’un d’eux ouvrit la portière arrière.
L’enregistrement montrait ensuite Raymond revenir en courant.
Il tenta de s’éloigner.
Mais les deux hommes l’attrapèrent.
La caméra ne permettait pas de voir exactement ce qui s’était passé ensuite.
Cependant, quelques secondes plus tard, la camionnette repartit.
Sans Raymond.
Daniel demanda un agrandissement de l’image.
Il observa attentivement le visage du premier homme.
Puis il se figea.
Il connaissait cet homme.
C’était Thomas Whitmore.
Le frère de Raymond.
À 3 h 06, Daniel reçut un appel du laboratoire.
Les traces de sang retrouvées dans la voiture appartenaient bien à Raymond.
Mais le résultat le plus inquiétant concernait les empreintes digitales.
Plusieurs empreintes inconnues avaient été identifiées sur le volant.
Elles correspondaient à un homme déjà connu des services de police.
Un ancien employé de sécurité privée.
Licencié après une enquête pour intimidation et enlèvement.
Son nom était Marcus Reed.
Et il travaillait désormais pour une société appartenant à Thomas Whitmore.
Daniel comprit qu’il devait agir rapidement.
Il demanda une localisation de la camionnette et une surveillance discrète des propriétés de Thomas.
Mais avant que son équipe ne puisse terminer les vérifications, un appel arriva.
Cette fois, c’était un agent posté près de l’hôpital.
« Inspecteur, nous avons un problème. »
« Parlez. »
« Une femme vient de se présenter à l’accueil. Elle prétend être la tante d’Ashley. Elle possède des documents officiels et demande à récupérer l’enfant. »
Daniel fronça les sourcils.
« Quelle tante ? »
L’agent marqua une pause.
« Elle dit s’appeler Catherine Miller. »
Daniel resta silencieux.
Il venait de consulter le dossier familial.
Raymond n’avait qu’une sœur.
Et elle était morte depuis neuf ans.
« Ne la laissez surtout pas approcher Ashley. Je répète, personne ne doit entrer dans cette chambre ! »
Il raccrocha.
Puis il demanda à l’agent de lui envoyer une photographie de la femme.
Quelques secondes plus tard, son téléphone vibra.
Daniel ouvrit l’image.
Son visage devint livide.
La femme n’était pas une inconnue.
C’était Victoria Hale.
Elle avait changé de vêtements.
Elle avait attaché ses cheveux.
Et elle tenait dans ses mains un faux dossier administratif.
Elle avait osé revenir à l’hôpital après avoir été identifiée comme suspecte.
Pendant ce temps, dans la chambre 317, Ashley venait de demander à Laura de lui donner son sac.
« Pourquoi, ma puce ? »
« J’ai quelque chose pour papa. »
« Qu’est-ce que c’est ? »
Ashley sortit un petit dessin.
On y voyait une maison, un soleil et trois personnages.
Une petite fille.
Un homme.
Une femme.
Au-dessus de la femme, Ashley avait écrit : MAMAN.
Laura sourit.
« C’est très joli. »
Ashley secoua la tête.
« Ce n’est pas juste un dessin. Papa m’a demandé de le garder. Il disait que maman avait dessiné quelque chose au dos. »
Laura retourna la feuille.
Derrière, une série de chiffres était inscrite au crayon.
Elle les observa.
Puis elle appela Daniel.
« Je crois que nous avons trouvé quelque chose. »
Daniel lui demanda de lire les chiffres.
Il les nota.
Et quelques secondes plus tard, il comprit.
Ce n’était pas un numéro de téléphone.
C’était une référence bancaire.
Une référence liée à un ancien compte de l’association.
Un compte fermé trois jours après la mort d’Emily.
Daniel demanda immédiatement une vérification.
Le résultat fut stupéfiant.
Ce compte avait été utilisé pour transférer plus de deux millions de dollars vers plusieurs sociétés écrans.
Et la dernière transaction avait été effectuée au nom de…
Raymond Miller.
Daniel se redressa.
Pourquoi Raymond avait-il reçu cet argent ?
Était-il complice ?
Ou avait-il été piégé ?
Pour la première fois depuis le début de l’enquête, Daniel envisagea une possibilité terrible.
Et si Raymond avait lui-même participé à la dissimulation des preuves ?
À 3 h 41, Victoria fut finalement arrêtée dans le parking de l’hôpital.
Elle ne résista pas.
Elle souriait même lorsque les policiers lui passèrent les menottes.
« Vous faites une énorme erreur », déclara-t-elle.
Daniel se plaça devant elle.
« Vous avez essayé d’entrer dans la chambre d’une enfant sous une fausse identité. Vous êtes soupçonnée d’être impliquée dans la disparition de son père. Vous allez nous expliquer ce qui se passe. »
Victoria éclata d’un rire bref.
« Vous pensez vraiment que Raymond est un père innocent ? »
« Que savez-vous de Raymond ? »
Elle se rapprocha légèrement.
« Demandez-lui pourquoi il a accepté les deux millions de dollars. Demandez-lui pourquoi Emily a enregistré ce qu’elle a enregistré. Et surtout, demandez-lui ce qui s’est passé cette nuit-là. »
Daniel resta impassible.
« Quelle nuit ? »
Victoria pencha la tête.
« La nuit où Emily est morte. »
Puis elle ajouta, presque en chuchotant :
« Raymond était dans la pièce avec elle. »
Daniel sentit son cœur accélérer.
« Vous prétendez que Raymond a tué sa femme ? »
Victoria ne répondit pas directement.
Elle sourit.
« Vous devriez peut-être écouter le cinquième enregistrement. »
Daniel fronça les sourcils.
« Il n’y a pas de cinquième enregistrement. »
Victoria le regarda droit dans les yeux.
Puis elle prononça les mots qui allaient tout bouleverser.
« Bien sûr qu’il existe. Et il ne se trouve pas dans la peluche. Il se trouve dans le seul endroit où Raymond était certain que personne ne penserait à chercher. »
À 4 h 03, Daniel retourna dans la chambre d’Ashley.
Il ne voulait pas lui faire peur.
Mais il devait lui poser une dernière question.
« Ashley, est-ce que ton papa t’a déjà parlé d’un endroit spécial où il gardait les choses importantes de ta maman ? »
La petite fille réfléchit.
Puis elle leva les yeux.
« Oui. »
« Où ? »
Elle pointa doucement vers sa poitrine.
« Dans le cœur de maman. »
Daniel sourit tristement.
« Je voulais dire un endroit dans la maison, ma grande. »
Ashley sembla comprendre.
« Ah oui. Le mur de la cuisine. »
Laura fronça les sourcils.
« Quel mur ? »
« Celui derrière le réfrigérateur. Papa disait que la maison avait un secret. »
Daniel se retourna immédiatement vers son équipe.
Il demanda une nouvelle fouille de la cuisine.
Quelques minutes plus tard, les policiers découvrirent une petite plaque métallique dissimulée derrière un panneau mural.
Derrière se trouvait un compartiment.
À l’intérieur, ils trouvèrent un téléphone ancien.
Un téléphone qui n’avait jamais été enregistré au nom de Raymond.
Il contenait un seul fichier audio.
ENREGISTREMENT 5 — LA VÉRITÉ.
Daniel appuya sur lecture.
Au début, il entendit une respiration.
Puis la voix d’Emily.
« Raymond, je sais que tu as peur. Mais tu dois me promettre une chose. Si je ne suis plus là demain, ne laisse jamais Thomas s’approcher d’Ashley. »
Une voix masculine répondit.
Ce n’était pas celle de Raymond.
« Tu aurais dû accepter mon offre, Emily. »
Puis Emily cria :
« Tu ne toucheras jamais à ma fille ! »
Un bruit violent retentit.
Le téléphone tomba.
Et pendant quelques secondes, on n’entendit plus rien.
Puis une dernière phrase fut enregistrée.
Une phrase prononcée par une voix que Daniel reconnut immédiatement.
Celle de Thomas Whitmore.
« Raymond, tu sais ce que tu dois faire. Sinon, la prochaine fois, ce sera la petite. »
L’enregistrement s’arrêta.
Daniel resta pétrifié.
Mais il y avait encore une chose.
À la toute fin du fichier, presque inaudible, une autre voix avait murmuré :
« Je suis désolé, Ashley. »
C’était Raymond.
Et soudain, Daniel comprit que l’histoire était beaucoup plus compliquée qu’il ne l’avait imaginé.
Raymond avait peut-être été témoin de la mort de sa femme.
Mais pourquoi avait-il attendu trois ans pour révéler la vérité ?
Pourquoi avait-il laissé sa fille seule pendant quatre jours ?
Et surtout…
Pourquoi Thomas Whitmore avait-il besoin d’Ashley vivante ?
À cet instant précis, le téléphone de Daniel sonna.
Un appel provenant d’un numéro inconnu.
Il décrocha.
Une voix masculine, faible et épuisée, murmura :
« Inspecteur Brooks ? C’est Raymond. »
Daniel se leva brusquement.
« Raymond ! Où êtes-vous ? »
« Écoutez-moi. Vous avez trouvé les enregistrements ? »
« Oui. Nous savons ce que Thomas a fait. Nous allons vous retrouver. »
Un silence.
Puis Raymond répondit :
« Non, inspecteur. Vous ne comprenez pas. Thomas n’est pas celui qui a organisé tout ça. »
Daniel sentit son sang se glacer.
« Alors qui ? »
Raymond prit une profonde inspiration.
« La personne qui a payé Victoria, qui a organisé l’enlèvement et qui a fait disparaître les preuves… »
Sa voix se brisa.
Puis il prononça un nom.
Un nom qui fit tomber le stylo des mains de Daniel.
« C’est quelqu’un qui travaille avec vous. Quelqu’un qui connaît tous les détails de votre enquête. »
La communication grésilla.
« Raymond ? Raymond, répétez ! »
Mais il était trop tard.
La ligne venait de se couper.
Et, au même moment, un message arriva sur le téléphone de Daniel.
Il contenait une photographie prise quelques secondes auparavant.
On y voyait Ashley endormie dans sa chambre.
Mais cette fois, la photographie avait été prise depuis l’intérieur.
Au-dessous, quatre mots étaient inscrits :
« Vous avez fait confiance à la mauvaise personne. »
Daniel se retourna lentement vers Laura.
Puis il regarda le couloir.
Quelqu’un, parmi les policiers chargés de protéger Ashley, venait de trahir leur confiance.
Et cette personne savait exactement où se trouvait la petite fille.
FIN DE LA PARTIE 3 — La prochaine révélation pourrait détruire tout ce qu’ils croyaient savoir sur la mort d’Emily….